La privatisation de grandes sociétés togolaises de télécommunication préoccupent les togolais ; cela se ressent à travers les grands titres de journaux… « Des étrangers majoritaires dans le capital de Togocom » (relève pour commencer, Togo Nyigba)… Depuis le 6 Novembre 2019, l’Etat togolais n’est plus majoritaire de ce groupe issu des deux grands opérateurs économiques Togocel et Togo Telecom. Après étude des dossiers des différents candidats, c’est finalement le consortium Agou Holding (Axian Group et Emerging Capital Partner (ECP), qui a été retenu. Il prend une participation majoritaire de 51%.

Flambeau des Démocrates renchérit : « Des investisseurs privés prennent le contrôle de Togocel et Togotélécom »… Le journal rappelle que Togocom dirigé par Affo Atcha Dédji emploie 1400 collaborateurs, avec un chiffre d’affaires estimé à 120 milliards de Francs CFA, en 2018.

A peine fusionnées, Togocel et Togotelecom privatisées : « Suppressions d’emplois, intérêts personnels, dilapidation des ressources de l’Etat… La Bonne gouvernance selon Faure Gnassingbé… (C’est à la une du numéro 3042 du quotidien Liberté). Les Togolais n’ont pas encore cerné le contour de la Holding Togocom imposée au forceps, fruits de la fusion Togocellulaire et Togotélécom, qu’une privatisation de celle-ci, avec participation majoritaire de la société malgache est décidée (s’étonne le journal). Chose bizarre, le programme de Facilité Elargie de Crédit (FEC) du Fonds Monétaire International (FMI) n’a rien dit sur la situation de ce holding. Va-t-on assister comme des spectateurs atones à une énième privatisation, qui aura pour conséquences : des suppressions d’emplois et autres dégâts collatéraux ? (S’interroge Liberté)

Dans une enquête titrée ; Banques, télécom : Le pillage et le bradage continuent « Une nébuleuse fait main basse sur TOGOCOM », (L’Alternative note) Le Doing Business (Faisons les affaires) porte bien son nom au Togo. C’est du moins ce qu’on peut dire sur ce qui s’y passe actuellement, avec la vente disons clairement le bradage des banques en cours de privatisation, après le pillage organisé par le régime. Dans un pays où les dirigeants sont devenus des hommes d’affaires, tous les secteurs économiques porteurs passent dans leurs mains, à travers des sociétés écran ou des deals avec d’autres investisseurs, présentés comme des repreneurs (pointe le bi-hebdo)

Le journal Economie et Développement écrit pour sa part : « Axian et ECP vont investir environ 160 milliards de Francs CFA au capital de Togocom »… Le gouvernement a accepté l’offre remise par Agou Holding, pour une valeur d’entreprise totale de plus de 210 milliards de Francs CFA. Le consortium entend par ailleurs investir, environ 160 milliards de Francs CFA, sur les sept prochaines années, pour révolutionner le secteur numérique au Togo…

Et toujours dans le sens des privatisations de sociétés togolaises, le bimensuel annonce dans un autre article du même numéro, que le dépôt de dossiers pour la privatisation de la BTCI et de l’UTB est prorogé au 22 Novembre 2019.

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