Il n’est plus possible de déposer sa candidature pour la présidentielle de cette année au Togo. Cette partie du processus est clôturée par la CENI depuis hier mercredi à minuit.

La suite du processus ne semble pas agréer tous les acteurs de la vie sociopolitique du pays. Des voix s’élèvent contre la nouvelle cour constitutionnelle. Nous en parlons dans la revue de presse de ce début d’année.

La version audio de la revue de presse

Le chemin vers le premier tour de l’élection présidentielle pose encore quelques questions notamment au sujet de la cour constitutionnelle. L’alternative publie la lettre ouverte de Togo Debout et Synergie-Togo à Faure Gnassingbé qui a pour objet : « L’actuelle cour constitutionnelle est anticonstitutionnelle »… Le 30 décembre 2019, vous avez dirigé, à la présidence de la république, la cérémonie de prestation de serment des « nouveaux membres » de la cour constitutionnelle. Conformément aux dispositions de la loi portant organisation et fonctionnement de la cour constitutionnelle. (Commence la lettre relayée par le journal)

Cet acte hautement politique, reste juridiquement encadré et tout le processus devant y aboutir doit, scrupuleusement, se conformer aux dispositions de notre LOI FONDAMENTALE.

En effet, (poursuit la note) Monsieur le Président de la République, et nonobstant cette cérémonie, la cour constitutionnelle n’existe pas. Celle que vous venez d’installer est anticonstitutionnelle ; d’une part parce que la procédure qui a abouti à la mise en place de cette cour constitutionnelle ne respecte pas l’article 92 de la constitution ; D’autre part parce qu’aux termes des dispositions de l’article 100 de la constitution en vigueur, la cour constitutionnelle est composée de neuf (9) membres. Mais à cette cérémonie, vous avez reçu seulement le serment de sept (7) membres. Où sont les deux (2) autres ?

Le correcteur revient sur la déclaration des forces du consensus démocratique qui demande de revoir la situation actuelle de la cour constitutionnelle, installée dans la précipitation le 30 décembre 2019 et qui est dans une illégalité totale, alors qu’elle doit être garante de la légalité de tout le processus électoral.

Les forces du consensus démocratique, malgré le contexte sociopolitique difficile caractérisé notamment par la militarisation injustifiée et à des fins politiques de certaines régions administratives du Togo, continue de croire à l’alternance par les urnes… Le quotidien Liberté a aussi évoqué cette déclaration dans sa déclaration du lundi 6 janvier.

Pendant ce temps les sept membres ont commencé leur mission : « La cour constitutionnelle officialise les médecins devant valider l’aptitude des candidats » titre à la une de Forum de la Semaine, numéro 2682… Quelques jours après son installation, la cour constitutionnelle a reçu jeudi le serment des 3 médecins désignés pour constater et s’assurer de l’aptitude physique et mentale des candidats à l’élection présidentielle (écrit le quotidien privé d’information)

L’acte s’est tenu, conformément aux dispositions constitutionnelles qui stipulent que « Nul ne peut être candidat aux fonctions de Président de la République s’il ne présente un état général de bien-être physique et mental dûment constaté par trois médecins assermentés, désignés par la cour constitutionnelle. »

Le collège est constitué de Pitché Palokinam Toyi, Dagnra Anoumou Yaotsè et Baragou Soodougoua, respectivement dermatologue vénéréologue, bactériologue-virologue-parasitologue et cardiologue et tous les trois chefs de service au CHU Sylvanus Olympio.

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