La ville de Lomé est envahie par des affiches publicitaires de format A4 sur lesquelles sont mentionnés en gros caractère « Gros pénis ». Ces affiches publicitaires sauvages pullulent dans tous les coins de la capitale surtout aux carrefours et aux niveaux des feux tricolores. Cette pratique malsaine qui pollue la capitale du Togo commence par inquiéter certaines personnalités du pays. Malheureusement, la formule séduit certains citoyens qui rêvent d’avoir un gros sexe. Mais ils ignorent le côté obscur du jeu auquel ils se prêtent. Les médias et certaines associations entrent dans la danse. Ils sont contre ce phénomène immoral, sujet d’actualité qui fait couler beaucoup d’encres et de salives.

Les auteurs de ses affiches ont-ils une notion sur la loi ? La liberté d’expression est une liberté publique fondamentale. Cependant, elle ne peut s’exercer sans tenir compte des nuisances qu’elle peut occasionner à l’environnement. Un « gros pénis » qui circule partout dans les rues. Quelle en sera les conséquences sur la jeunesse et surtout les enfants dont les esprits sont très souvent fragiles ?

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D’ailleurs, des spécialistes de la santé trouvent inefficaces ces produits commercialisés pour développer le sexe masculin. Ils peuvent provoquer des dysfonctionnements érectiles et la perte de la puissance sexuelle. Ce sont des produits qui ne subissent aucun contrôle scientifique. Il va sans dire que les fabricants de ces « faux médicaments » sont tout simplement à la quête du pain quotidien. Et les citoyens doivent faire preuve de vigilance pour ne pas tomber dans leur maille.

Le Togo, pilote de l’initiative de « la lutte contre les faux médicaments » doit servir d’exemple. La loi devrait être rigoureusement appliquée. Sous d’autres cieux, le code de l’environnement est très strict en ce qui concerne les modalités de l’affichage. Ce n’est pas toutes les images qu’il faut mettre à n’importe quel endroit, comme et quand on veut. Les acteurs de ce désordre doivent faire face aux sanctions prévues.

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Le MMLK (Mouvement Martin Luter King, la voix des sans voix) a déjà pris la question à bras-le-corps. A l’occasion d’une sortie médiatique du pasteur Edoh Komi, président du mouvement et adjoint au maire de la commune Golfe 2, la question a été soulevée. Certains individus sont déjà identifiés et la traque se poursuit, a-t-il fait savoir. La commune a pris la décision de lutter contre la prolifération de ces affiches publicitaires qui sont en déphasage avec la morale.

Tous les jours, des associations ne cesse de naitre. Elles se déclarent défenseuses des droits de l’Homme et pourtant restent muettes face à des sujets sur lesquels ils sont plus attendues. Le « gros pénis » devrait les interpeller. Ils doivent emboiter le pas au mouvement MMLK pour ensemble mettre fin à ce fléau.

Elisée Rassan

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