A quelques jours des élections présidentielles du 22 février, la peur s’installe à Zongo, un quartier de la ville de Kpalimé. Cette localité est réputée en tant que lieu de plusieurs scènes violentes et brutales. Les manifestations virent très souvent à des échanges houleux. A la veille de l’élection présidentielle, les habitants de Zongo sont déjà tétanisés à l’idée de voir la situation dégénérer à tout moment.

L’histoire va-t-elle se répéter ? Les riverains du quartier Zongo craignent l’insécurité. C’est dans ce secteur qu’un groupe de personnes encagoulées ont saccagé un bureau de vote, en 2018, lors des élections législatives. Au cours de la même année, les manifestations réclamant la démission de Faure Gnassingbé et la limitation rétroactive du nombre de mandats présidentiels se sont soldées par des violences. Il s’ensuivi de nombreuses interpellations.

Voir aussi : Coronavirus : l’aviation de Lomé inquiète

Tout ce passé noir tracasse les riverains. A moins de trois semaines de l’élection présidentielle du 22 février prochain, l’effroi se répand un peu partout. Les habitants n’attendent plus la tombée de la nuit avant de rentrer chez eux. « Il arrive parfois que les soldats surgissent et tapent tout le monde ici à ZongoEntre temps, ils sont arrivés, ils ont arrêté des gens. J’ai moi-même été arrêté parce que je n’ai pas de carte d’électeur. Ils nous ont emmenés. Ils nous ont libérés ensuite sans nous faire de mal », confie un habitant à RFI.

Zongo était reconnu comme un fief du Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Salifou Atchadam. C’est là que le parti tenait ses réunions hebdomadaires. En 2018, les forces de sécurité prenaient d’assaut le quartier lors des soulèvements. Les bastonnades et les interpellations n’y manquaient pas.

Voir aussi : Mind education : le Togo se calque sur le modèle sud-coréen

Voyant venir le 22 février, les habitants sont envahis par la trouille. Leur requête principale est la paix au cours de ces périodes électorales qui s’annoncent. Selon des propos recueillis par RFI, « Il y a du sabotage ici, des individus circulent et indiquent des personnes comme étant des meneurs des marches ».

Elisée Rassan

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici