A quelques jours du scrutin du 22 février comptant pour les élections présidentielles de 2020, la situation des droits de l’homme au Togo préoccupe Amnesty International. À travers un communiqué publié le 12 février, l’association de défense des droits humains invite le prochain président qui sera élu à l’issue de l’élection à se concentrer sur la défense des droits des citoyens.

Francois Patuel, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International revient sur quelques évènements désastreux qui ont contribué à la détérioration des droits humains. Selon le chercheur, « aujourd’hui, le Togo est confronté à de nombreux défis en matière de droits humains. Des enfants ont été tués lors de manifestations et leurs proches attendent toujours que justice soit rendue. Internet a été coupé à plusieurs reprises en dehors de toute procédure légale. Alors que les prisons sont toujours surpeuplées, de récentes lois menacent la liberté d’expression et de manifestation ».

Voir aussi : Les Togolais ne peuvent plus se passer de Foufoumix

A partir de ces remarques, l’association de défense des droits de l’homme demande au « prochain président du Togo (de) s’engager à protéger le droit à la vie, promouvoir et respecter la liberté d’expression et de manifestation pacifique, améliorer les conditions de détention et lutter contre l’impunité des forces de sécurité ».

Voir aussi : Monde des affaires : le Gabon sur les traces du Togo

Dans son document, intitulé « Engagement pour la promotion et le respect des droits humains au Togo » et adressé au sept (07) candidats en lice, Amnesty international leur propose des actions à mener au cours de ces périodes de campagnes électorales. Selon Francois Patuel, les candidats doivent centrer la campagne sur les mesures à prendre pour rétablir la situation des droits de l’homme dans le pays.

 ‘’Les récentes lois liberticides votées au Togo durcissant les conditions d’organisation de manifestation’’ ne sont pas les bienvenues. Ces lois qui donnent le pouvoir aux autorités d’interdire toute manifestation sur une période pouvant aller jusqu’à deux mois doivent être, selon l’organisation, abrogées.

Voir aussi : Risque politique élevé au Togo

« Les candidats doivent être à la hauteur de ces défis et prendre des engagements clairs pour la protection des droits humains », souligne Francois Patuel.

La Rédaction

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici