Le premier tour de l’élection présidentielle a lieu le 22 février prochain. Alors que la campagne électorale a démarré depuis 11 jours, les candidats ne sont toujours pas rentrés en possession de la contribution financière que l’État doit leur verser, afin de bien mener les opérations de séduction sur le terrain. C’est une situation qui joue en défaveur de certains candidats.

Selon un décret, chacun des 7 candidats en lice doit percevoir 42 millions FCFA pour mener campagne. Malheureusement, à 3 jours de la clôture de la campagne électorale, l’État n’a pas encore envoyé sa contribution aux candidats.

Le manque de financement a chamboulé le plan de campagne de certains candidats. Kafui Adjamagbo Johnson, directrice de campagne du candidat Agbéyomé Kodjo a soulevé le problème lors de son passage à la télévision nationale, TVT. C’était dans le cadre des débats télévisés organisés en faveur des candidats, et supervisés par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC).

L’ex-premier ministre togolais, Agbéyomé Kodjo, n’est pas le seul candidat touché. De leurs côtés, le candidat de l’Alliance démocratique pour le développement intégral (ADDI), Aimé Gogué et le candidat du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD) Mohamed Tchassona Traoré, sont aussi atteints. Ils sont obligés de revoir à la baisse certains de leur ambition.

« On a dû revoir le programme. Les activités ont été suspendues ou bien elles sont ralenties dans certaines zones », a confié Aimé Gogué à RFI. Même sort pour Mohamed Tchassona Traoré. « On a dû réduire les meetingsAu lieu de faire des grands meetings, on fait des petits meetings »,a-t-il affirmé avant d’ajouter : « Chaque candidat aujourd’hui fait avec les moyens du bord. Il s’agit souvent de la participation des amis. Il y a des gens généreux parfois qui apportent leur soutien à des candidats ».

Pour l’heure, l’Etat ne s’est pas encore prononcé sur la question. Est-ce que ce problème pénalise également la campagne de Faure Gnassingbé ? Christian Trimua, le ministre des Droits de l’homme, répondra par le positif. « Nous espérons et nous poussons pour que cela se fasse avant la fin de la campagne. Nous avons des dépenses à assurer avec cet argentNaturellement, nous demandons au gouvernement de faire le maximum pour que nous puissions également rentrer dans nos fonds », a-t-il soutenu.

Elisée Rassan

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici