Cette semaine certains journaux ont consacré leur une, au logiciel espion ‘Pegasus’. L’outil a permis aux autorités togolaises de pister certains compatriotes. La revue de presse hebdomadaire évoque le sujet.

Présentation : Andréa Magnim

La version audio de la revue de presse

C’est le feuilleton du moment au Togo ; l’affaire de surveillance téléphonique mener par les autorités togolaises… L’indépendant Express titre : « Opération Pegasus, pour espionner évêques et opposition » … Une enquête publiée mardi dans le journal français LE MONDE fait de graves révélations sur un système d’espionnage des opposants togolais par le régime en place.

Selon ce journal, le ‘pouvoir autoritaire du président Faure Gnassingbé’ aurait recours aux services d’une société israélienne NSO Group (société de conception de logiciels espions), pour espionner ses opposants et des militants de la société civile. Un logiciel qui, officiellement, est destiné à la lutte contre le terrorisme et la grande criminalité et qui permettrait entre autres de géolocaliser la victime, lire ses messages et ses courriels, et même activer la caméra et le micro de son téléphone.

Liberté pour sa part, s’interroge : « Comment le régime de Faure a utilisé le logiciel israélien pour espionner des religieux catholiques et des opposants ? » … Selon l’enquête mené par LE MONDE et THE GUARDIAN, Monseigneur Bénoît Alowonou 71 ans, est l’un des six Togolais identifiés à avoir été ciblés par le logiciel espion très sophistiqué…

Au Togo pointe le quotidien, cette arme numérique a été utilisée contre des religieux catholiques, des militants de la sociétés civile et des politiciens de l’opposition. Ces voix qui critiquent le pouvoir du président Faure Gnassingbé ont subi à leur insu, des infections de leurs smartphones au cours de l’année 2019.

Plus loin Liberté écrit : Le père Affognon s’est longtemps demandé comment certaines de ses conversations WhatsApp ont pu se retrouver sur des sites internet de propagande du régime. Mystère levé en octobre 2019, lorsqu’il reçoit un message d’alerte l’informant qu’il a été ciblé par Pegasus.

« J’ai été choqué et cela m’a rappelé combien nos libertés individuelles sont réduites » se souvient le prêtre. Tout comme Monseigneur Alowonou, il explique ne pas avoir informer le Vatican de cette tentative d’espionnage subit par l’église catholique togolaise, faute de certitudes.

A la une de L’Alternative, « Pegasus, le mouchard de la société israélienne NSO, est censé être destiné à la lutte contre le terrorisme » … Au Togo, la surveillance fait depuis longtemps partie du quotidien des militants pro démocratiques.

Des micros distillés dans les lieux de réunions aux écoutes en lignes téléphoniques GSM, en passant par la plus prosaïque infiltration des associations et partis politiques par des agents du régime, la panoplie était déjà large avant Pegasus (relaie le bihebdomadaire d’informations et d’analyses) ; mais avec ce logiciel, un palier technologique a été franchi par les services de renseignement togolais.

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