Mali : Ibrahim Boubacar Keïta n’est plus au pouvoir depuis la nuit du mardi au mercredi. Cette situation n’est pas sans conséquence sur le pays et toute la sous-région ouest-africaine. Le Togolais Abel Klussey analyse la situation. Le juriste et président de Comité d’Action Juridique et Sociale du Togo craint pour l’Afrique de l’Ouest.

L’importance de l’armée

« Les événements récents au Mali démontrent à suffisance, à ce qui en doutent encore que le droit du peuple à disposer de lui-même ne relève pas du passé et donc n’a pas une valeur nécrologique » observe le juriste. Il note par ailleurs que ces événements témoignent non seulement de l’importance de l’armée dans nos Etats, mais aussi de la faiblesse des pouvoirs publics constitutionnels.

Quel avenir ?

Abel Klussey : « Même si je pense qu’il convient de s’interroger sur la contribution de la CEDEAO dans la résolution des crises dans son espace, il convient également de s’interroger sur l’avenir du Mali. A cet effet, rappelons qu’au moment du coup d’Etat dont avait été victime Amadou Toumani Touré, il n’y avait que le nord du Mali qui était instable. Aujourd’hui en plus du nord, il y a le centre. »

Le président du CAJS-Togo termine sur cette inquiétude : « C’est à croire que le problème du Mali n’est pas un problème de ses présidents, pris sous cet angle, il ne nous reste qu’à prier pour que ce ne soit pas une boîte de pandore qu’ils viennent d’ouvrir, et dont les victimes seront compter dans toute la région ouest-africaine. »

La Rédaction

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici