Des togolais qui se donnent la mort, ce n’était pas le genre de sujet que l’on abordait régulièrement dans les journaux du Togo.

Ces derniers temps, il ne passe pas une semaine sans que l’on évoque une pendaison ou autres formes de suicide dans le pays. Plusieurs journaux en parlent, et c’est le sujet de la revue de presse hebdomadaire.

Présentation : Andréa Magnim

La version audio de la revue de presse

Les journaux reviennent cette semaine sur un fait tragique qui est comme à la mode ces derniers temps au Togo. C’est d’abord le Magnan Libéré qui lance l’ « Alerte maximale sur un phénomène qui prend de l’ampleur dans notre pays » … Depuis quelques temps, notre société est ébranlée par un phénomène de suicide ou mort par pendaison dont les victimes se comptant déjà par milliers, sont dans la couche juvénile (déplore le Magnan Libéré).

Cette pratique malheureuse au cours de laquelle les êtres humains décident d’ôter la vie que Dieu leur a donné, se répand de manière croissante et alarmante au point que nul ne saurait évoquer, ni définir avec exactitude les causes de ce mal. (Le journal poursuit) Malgré que l’on ne dispose pas de données concrètes, il n’y a aucun doute que la tendance est fiévreuse, effroyable et fulgurante.

« Pourquoi ces pendaisons qui se multiplient dans le pays ? Est-ce la misère ? » C’est par ces interrogations et à la recherche de réponses que La Lanterne aborde le sujet… Le suicide le plus récent et probant est celui de l’enseignant retrouvé mort par pendaison à Akébou fin octobre.

En effet, (observe le journal) le Togolais par nature, ne se donne que rarement la mort.

C’est dans les pays occidentaux que la mort par suicide est courante. Mais en Afrique, quel que soit le gigantisme des problèmes, on ne peut pas se suicider, sinon rarement. Dès lors, si aujourd’hui on assiste à ce phénomène recrudescent et effrayant en Afrique, et plus précisément au Togo, on peut affirmer que quelque chose se passe ou que quelque chose ne va pas.

« Série de suicides » (pointe Fraternité) « L’autre visage du désespoir profond au Togo » … Des faits qui font craindre l’hécatombe, lorsqu’on se rend compte que le régime cinquantenaire, plutôt préoccupé par la sauvegarde du pouvoir que le bien-être social des togolais, n’offre aucune alternative crédible pour sauver les meubles.

A ce stade (soulève la publication), ce n’est point surprenant que des togolais, dépités par les soucis de la vie, se donnent la mort.

Puis, un titre aux allures de conseil à la une du quotidien Forum de la Semaine : « Le suicide n’est pas la solution » … La pauvreté est perçue comme un facteur de risque de suicide, puisqu’au fur et à mesure que l’on monte dans le statut social (bon emploi, situation matrimoniale stable, cercle d’amis important…), le taux de suicide diminue.

Par contre, (relève le journal), lorsqu’on n’a pas le bien être ou on descend dans l’échelle sociale (endettement, chômage endurcis, exclusion des mécanismes de financement agricole, exclusion des mécanismes de protection sociale, faible revenu et autres), le taux de suicide augmente.

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