Les conflits liés à la transhumance ont causé 12 décès et d’importants dégâts, au Togo en 2020. C’est ce qui ressort du bilan présenté par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile et le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement rural, au cours d’un atelier à Kara, du 19 au 21 novembre 2020.

En plus des 12 décès enregistrés, la transhumance a engendré 14 blessés, 1 603 réfugiés, 130 cas de dévastations de champs avec environ 10 millions de F CFA versés aux victimes. Un bilan que le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehane, qualifie de « trop lourd ». « Ces douze morts sont imputables à tous les acteurs, à tous les comités », déclare-t-il.

Causes des conflits liés à la transhumance

La campagne de transhumance se déroule du 31 janvier au 31 mai de chaque année. L’entrée précoce et le départ tardif des transhumants, le non-respect des points d’entrée, le pâturage nocturne, la complicité des éleveurs sédentaires, le déplacement des transhumants hors des couloirs, sont les principales causes des conflits entre bouviers et producteurs agricoles, selon le rapport des autorités.

Le Général Yark Damehane et le ministre de l’Agriculture, Antoine LEGBA GBEGBENI, président du Comité national de transhumance, invite les comités préfectoraux à jouer convenablement leur rôle afin d’éviter de tels bilans à l’avenir. Ils convient les acteurs à respecter le Plan opérationnel de gestion de la transhumance adopté par le Togo. Il préconise une gestion apaisée à travers la coexistence pacifique entre les différentes communautés.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici