La descente musclée des forces de l’ordre et de sécurité togolaises au marché de Gbossimé, pour embarquer moutons et chèvres le 25 décembre dernier a inspiré un pays voisin du Togo. A cette veille de la fête du Ramadan, des policiers burkinabè ont enlevé des centaines de poulets à Ouagadougou.

La police municipale a saisi les poulets des marchands, pour non-respect d’une loi du Burkina Faso. La loi en question autorise de déguerpir les personnes installées de façon anarchique dans les rues de la capitale ‘Ouaga’. Il s’agit d’une loi qui veut que les vendeurs de poulets se trouvent des places dans les marchés. Ceux-ci demandent qu’il leur soit octroyés des endroits spéciaux en période de fêtes. La loi en question veut que tout le monde paye les impôts (installés ou pas).

« Ces personnes ont dû travailler pour certains, toute une année pour avoir de bon poulet à proposer. D’autres se sont endettés pour acheter et venir revendre ces poulets espérant un bénéfice. » commente une habitante de Ouagadougou.  « Je suis pour le respect des lois de notre pays. Je m’efforce chaque jour moi même de les respecter le mieux que je peux, et de les faire respecter par mon entourage. »

« Pour ces personnes qui ont décidé de travailler honnêtement, j’aurais souhaité des amandes mais pas la confiscation de leurs marchandises systématiquement. » ajoute -t-elle.

Dans les rues de Ouagadougou

Les questions qui se posent sont celles-ci : « Les marchands de poulets sont-ils au courant de cette loi ? », « Cette loi s’applique-t-elle uniquement en période de fête ? »

Notre interlocutrice s’indigne enfin : « J’ai vu hier un homme de l’âge de mon père couler des larmes, impuissant face à cette « LOI » ».

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Cette affaire rappelle bien aux Togolais celle des centaines de moutons emportés le jour de Noël par les forces de sécurité, à Lomé. C’était lors d’une descente musclée au Marché de Gbossimé (marché de moutons en Français), et à coup de gaz lacrymogènes que l’opération avait été menée. Les moutons « kidnappés » de Gbossimé avait fait le tour de la toile.

« Donc il y a une prison spéciale des moutons au Togo. S’il vous plait, libérez-les ! », se moquait un internaute sur sa page Facebook.

Andréa Magnim et Mariame Tougouma

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