Le mois de mai 2021 fait bien de révélations en ce qui concerne le personnel soignant au Togo. Après le constat du manque de sages-femmes dans les hôpitaux et autres centres de santé lors de la célébration de leur journée (le 05 mai), c’est la journée du 12 mai dédiée aux infirmières, qui alerte sur le manque de ces dames en salle de soins.

Le métier d’infirmières demande de l’expertise et beaucoup de présence. Malheureusement la profession fait face à un certain nombre de dysfonctionnements tels que le mal-être, des tensions, les pertes de sens, les conflits de valeurs et autres. La situation est compliquée ; selon Ague Kokou Sena, le président de l’association nationale des infirmiers et infirmières du Togo (ANIIT).

« L’insuffisance de personnel est une réalité, ce qui entraîne une augmentation de la charge du travail. Une personne doit s’occuper de 10 à 20 patients. Il faut recruter en urgence et penser aux équipements qui font défaut », explique Monsieur Ague aux confrères de Republic of Togo.

Il y a dans tout le Togo 1.235 infirmières (public et privé). Le lieu pour le président de l’ANIIT de plaider pour la création d’un Ordre national des infirmiers, chargé de renforcer le secteur avec l’aide des pouvoirs publics.

Une semaine plus tôt, à la veille du 05 mai (journée internationale de la sage-femme), Eloïse Adandogou d’Almeida, présidente de l’association des sages-femmes du Togo (ASAFETO) avertissait d’une pénurie de sages-femmes dans le pays.

Le pays compte une sage-femme pour 14.000 habitants ; ce qui est clairement insuffisant pour offrir des soins de qualité.

Le métier n’attire pas les jeunes, trop contraignant et pas assez rémunéré. Cela explique le manque d’intérêt des jeunes, pour la profession. L’Etat doit prendre ses responsabilités.

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