Les Togolais ne savent plus à quel saint se vouer. Le ciel semble leur tomber dessus et la terre se dérober sous leurs pieds. D’une part, les affaires tournent au ralenti dans le pays ; d’autre, ils sont tenus de payer de nouvelles taxes, et payer plus cher les frais de survie au quotidien.

Les journaux ne lâchent pas la vie chère au fil des semaines. La revue de presse hebdomadaire revient sur le sujet.

La version audio de la revue de presse est proposée par Andréa Magnim.

La version audio de la revue de presse

« Jusqu’à quand ? » se demande d’entrée Le Bâtisseur… Au moment où les produits de première nécessité tutoient la cime et que les différentes taxes tiennent les citoyens en tenaille, c’est le moment qu’a choisi le gouvernement togolais, pour enfoncer le clou. Les produits pétroliers sont revus à la hausse.

« Le Togo bat le record Guinness de hausse des prix des produits pendant le covid19 ». C’est La Dépêche qui décerne ce trophée au pays. Quel avenir pour les Togolais ? s’interroge le journal.

Le covid19 a impacté négativement les activités du monde entier. Tous les secteurs d’activités économiques (tourisme, usines, hôtellerie, aviation, artisanat, et autres) tournent au ralenti, et certains employés sont sans salaires ou renvoyés en chômage.

Partout dans le monde (note l’hebdomadaire d’information), les gouvernements ont pris des mesures pour soulager les travailleurs, et aider les entreprises à se relever. Chez nous au Togo, c’est le contraire.

A la une de L’Alternative, Taxes tous azimuts, vie chère, produits pétroliers… « Le calice jusqu’à la lie pour les Togolais » … Hier c’était l’imposition de la taxe sur les véhicules à moteurs (TVM), ensuite l’augmentation des frais de péages ; aujourd’hui ce sont la hausse des prix des produits pétroliers et ses corolaires. Les Togolais, manifestement, devront boire le calice jusqu’à la lie, avec leur saignement infini, dans une atmosphère totale de vie chère.

(Le bi-hebdo soupire) ; Tout se passe dans une complaisance qui ne dit pas son nom ou impuissance des syndicats et autres organisations de défense des consommateurs…

Pendant ce temps, « Des opérateurs économiques font de la spéculation ». (Togo Matin constate) … Il suffit d’un tour au marché à Lomé pour entendre des clients qui crient à la surenchère. Les prix des produits de première nécessité augmentent et certains profitent de la situation.

D’où « La nécessité de contrôler la flambée des prix sur le marché » ; un titre Echos du pays… Les commerçant véreux ont trouvé une belle occasion de revoir les prix de leurs marchandises à la hausse, non sans exagérer en la matière.

A partir de ce moment, il revient au gouvernement d’exercer un contrôle sur les prix des produits.

Et ce contrôle des prix sur le marché devient « Le grand défi du gouvernement » ; selon Le Libéral… Devant la situation actuelle, il revient aux autorités en charge du commerce de veiller à une fixation raisonnable des prix de sorte que les commerçants ne fassent des spéculations surtout au niveau des produits de première nécessité.

Le journal du Togo pointe : « Et si l’Etat faisait encore un peu d’effort ! » … Pour un rapide retour à la normale, le gouvernement doit accentuer ses efforts pour maintenir un front social tranquille.

Les coulissent du Consommateur s’exclament : « Les Togolais pris à la gorge » …

Pour sa part, L’Intelligent cite : « Ceux qui dirigent le Togo n’ont jamais réellement expérimenté la souffrance, la précarité, la faim, le manque de pitance dans leur vie » … Fin de citation.

Péage, multiples taxes, vie chère, nouvelle hausse du carburant… « Attelage Faure-Dogbé, un supplice pour les Togolais » (titre Le Correcteur Numéro 992, avant de se demander à la une du numéro 993) … « Y a-t-il vraiment un commandant à bord du navire Togo ? »

Enfin, Le Canard Indépendant s’interroge : « Nous acheminerions-nous vers une explosion sociale ? » … Au lieu de saisir le taureau par les cornes pour éviter au pays les affres d’une misère de plus en plus indicible, les pouvoirs publics semblent plutôt s’accommoder des prestidigitations et des antidotes folkloriques sans commune mesure avec la thérapie de choc requise.

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