Le football togolais est clairement en perte de vitesse ces temps-ci. L’équipe nationale (Eperviers du Togo) qui représente ce sport, inquiète le public sportif. Les deux récentes sorties de l’équipe nationale de football n’annoncent rien de bon. La mauvaise passe que traverse le sport roi dans le pays n’a pas échappé aux journaux nationaux.

Certains titres illustrent mieux cette actualité.

La revue de presse hebdomadaire vous est proposée en deux (2) versions.

La version audio est présentée par Andréa Magnim.

La version audio de la revue de presse

Eliminatoires Coupe du Monde 2022 : « Eperviers sans repères » (lance L’Equipe Sportive) … Les Eperviers du Togo ont entamé les éliminatoires de la coupe du Monde Qatar 2022 avec deux défaites en autant de sorties. Si celle contre le favori du groupe H, le Sénégal 0-2, était acceptable, le public sportif par contre a du mal à digérer celle de la Namibie à domicile 0-1. Souffrez le martyr.

La Namibie assomme un triste Togo : « La seconde désillusion » (soupire Le Bâtisseur) … La Namibie plus entreprenante, est venue s’imposer à Lomé (1-0) grâce à un superbe but d’Elmo Kambindu.

Quinze ans après sa seule phase finale de Coupe du monde, en 2006 en Allemagne (dernier du groupe G avec trois défaites contre la Corée du Sud, la Suisse et la France), le Togo est mal engagé dans les éliminatoires de la prochaine édition, prévue en Novembre-Décembre 2022 au Qatar.

Dans une interview accordée au journal L’intelligent, l’ancien joueur de l’équipe nationale du Togo, Nibombé Daré déclare : « … Le désastre du football togolais relève du gangstérisme et de la méchanceté du ministre Bessi Kama et de Guy Akpovy de la FTF » …

« Il n’y a pas eu de projets pour anticiper cette chute. Les résultats positifs des Eperviers de l’époque ont aveuglé tout le monde. Personne n’a pensé à se poser les bonnes questions de comment préparer les jeunes pour la relève en passant par la formation » (ajoute Daré)

A la une de Fraternité : « Les Eperviers : un rapace devenu une proie facile » … Au Togo, le football avait procuré des moments d’euphorie à l’ensemble de la population même jusqu’aux non-amoureux du ballon rond.

Mais depuis quelques années, (regrette le journal) le manque d’une vraie politique de développement du sport, les incessantes guéguerres d’une part entre dirigeants et d’autres part entre les joueurs sur fond de pratiques spirituo-temporelles ont déplumé les Eperviers. Jadis redoutés, ils sont devenus une proie facile à abattre.

« Les Eperviers du Togo peinent à décoller » (titre Le Libéral) … Les dernières défaites de l’équipe togolaise relance le débat sur l’équipe qui traîne toujours de nombreuses lacunes malgré le changement d’entraîneur.

Et justement, « Pourquoi toujours des expatriés à la tête des Eperviers pour des résultats ubuesques ? » (Se demande La Lanterne) … Pour beaucoup, les résultats que réalisent ces derniers temps, les Eperviers incombent plus aux sélectionneurs qu’aux joueurs. Et pour cause, chaque fois que l’équipe est confiée provisoirement à un Togolais, on note une légère amélioration, que les expatriés qui les succèdent viennent gâcher.

Pour s’en édifier, le journal cite la performance d’Abalo Dosseh et du coach Jonas, qui dernièrement ont quelque peu fait rêver les Togolais.

La Manchette détecte « Les causes de la déconfiture » … Contrairement à certaines équipes africaines dont la liste des joueurs sélectionnables donne de l’embarras de choix au sélectionneur national, et du tournis à l’équipe adverse du fait des grands noms qui s’y trouvent et des clubs huppés dans lesquels ils jouent.

Au Togo, la liste des joueurs sélectionnables est triste, remplie pour la plupart de joueurs débrouillards dont les noms ne font jamais rêver. Des joueurs de seconde zone pour ainsi dire, marquant l’un des problèmes majeurs d’une équipe nationale qui déçoit le public sportif… A cela, s’ajoute le recrutement d’un sélectionneur touriste.

Enfin Liberté s’interroge : « Faut-il dissoudre les Eperviers ? » … Elle semble venue l’heure de renvoyer les civils à la vie civile et les militaires dans les casernes. Comme l’exhortait l’ancien international togolais Nibombé Daré.

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